mercredi 23 mai 2007

Ca n'arrive pas qu'aux autres (suite)

A un moment donné, je me suis sentie étrangère dans mon propre espace. Les trois femmes prirent place dans ma voiture, la femme blessée s'était assise à l'arrière me lançant un regard triste qui ne me laissait pas du tout indifférente. Prise de panique, je décidai de passer prendre mon fiancé avant d'avancer encore plus loin. J'étais dans touts mes états et l'odeur que dégageaient ces femmes ne me relaxait point. Je repris un peu mon souffle quand j’ai récupéré mon fiancé.

Nous nous sommes dirigés alors vers l'urgence la plus proche. J’avais décidé de rester dans la voiture, j'avais tellement peur que je ne pouvais plus me mettre debout. Les minutes se font des heures, j'attendais leur retour avec impatience tout en priant dieu de sauver le bébé de cette pauvre femme et de lui promettre de reprendre la prière. Après une demi-heure d'attente, mon fiancé est sorti, il avait le visage plus relaxé, je commence à reprendre sourire. «La femme n'a rien », c'était ce qu'il m'avait annoncé, oui mais moi je souciais surtout du bébé, il fallait qu'on change de service pour pouvoir ausculter. Nous nous sommes alors dirigés vers le service de maternité. La femme s’est faite examiner, heureusement, elle n'a rien. Mais pour s'assurer, il fallait qu'elle passe la nuit à l'hôpital. Eh Oui ! C’est la règle, suite à un accident de voiture, une femme ne peut être auscultée en bonne et due forme que si elle est hospitalisée. Par peur de son mari, la femme refusa de passer la nuit, chose qui me soulageait énormément, j'ai eu la confirmation de la part de l'infirmière que l'enfant va bien. La décision de la femme m'arrangeait. Agissant en responsable, mon fiancé leur proposa son numéro de téléphone au cas où un importe complication arrivait. Nous sommes alors tous sortis de cet hôpital, et nous avons ramené ces femmes à leurs domiciles. Cité Helal, un quartier populaire dont je n’avais jamais entendu parler, après un bon parcours dans les plus étroites de ses rues, les femmes descendirent, ce n’est que là que je sentis un grand soulagement exprimé par un long soupire que je laissai évader.

Ce fut les plus longues heures de ma vie qui s’étaient heureusement bien passées et sans conséquences graves des deux côtés. Je repense toujours à cet accident et je me dis « el hamdoula », j’aurais pu tuer cette femme ou son enfant, et ma vie serait peut être chamboulée !

Le lendemain après-midi, nous reçûmes un coup de fil de la part du mari de la femme. Il commença à nous parler poliment nous demandant de venir les chercher pour les emmener à l'hôpital afin de faire examiner sa femme. Nous refusâmes bien sur, nous n'avions pas à suivre cette affaire de ci près. Le mari s'emporte et commence alors à nous menacer de choses horribles. Nous décidâmes alors, avec un peu de retard à mon grand regret, de déclarer à la police routière l'accident de la veille.

Nous continuâmes à recevoir les coups de fils de cette famille et les menaces de tout genre même après en avoir averti la police. Je vous épargne les détails et les paroles utilisées par ces gens rien que pour pouvoir nous retirer de l’argent. Heureusement que depuis quelques mois, les coups de fils se sont faits rares, ils ont probablement lâché prise. Ceci étant fait, j’aurais aimé réellement connaître le sort du bébé, serait il vivant entre nous aujourd’hui ou est ce que je viens de tuer un ange !

A toute personne qui a l’occasion de se mettre derrière un volant, en cas d’accident, prévenez le SAMU ou la police, prenez les numéros des témoins ensuite laissez faire. Ne gardez surtout pas contact avec les sinistrés (la police et l'assurance s'en occupent)...

10 commentaires:

psynaj a dit…

c'est le pire des cas! dans ce genre de situaation on ne se demande plus qui est le fautif, la seule idée qu'on a pu tué qq est insupportable!

SWORDEDDINE a dit…

Tout est bien qui finit bien ;)

Ton fiancé n'aurait pas du donner son numéro. Rabbi yahdih..
:p

TUNISIENDOCTOR a dit…

JE M ATTENDAIS AU PIRE mais 7amdoullah 3lik

Amaryllis a dit…

@ tunisiendoctor: je l'ai fait expré parceque c'est passé à deux doigts ( el hamdoula)d'être la catastrophe de ma vie, en plus c'est comme si c'était un concours de circonstantce, nerte7 min 7aja , tji 7aja okhra..

Le plus important dans l'histoire c'est toujours faire attention, et ne pas se laisser guider par les autres!

je voulais profiter tlm de ma propre expérience...

Téméraire V5.0 a dit…

Ne t'inquiéte pas pour le bébé, qui devait ravir le someil de tous les voisins à l'heure actuelle avec ses pleurs et réclamations.

Conseil : Soyez TOUJOURS vigilents, "les autres" ne le sont jamais.

Slim a dit…

hamdoulah 3lik ki lebess
c'est facile de dire aprés ce qu'il faut faire et tout, mais au moment de la panique, tu a agis humainement et dieu te protégera pour ça ..
bonne chance sur la route

Amaryllis a dit…

@slim: je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'au moment de panique on agit sans penser aux conséquences, mais c'est le but de mon post, je veux avertir les personnes, espérant qu'ils apprennent de mon expérience.

a girl from Mars a dit…

quelque chose me dit que Sword a quelque chose à faire dans cette histoire..c'est pas vrai?
PS: c'est juste par simple intuition, et généralement mon intuition ne me trahis pas;-)

Amaryllis a dit…

@ a girl from mars: Pourquoi tu dis ça? c'est pas lui qui m'a inspiré pour l'écrire c'est du vécu et c'est suite au post de téméraire...

j'espère au moins que tu suivras mon conseil ;)

Anonyme a dit…

Merci, bon travail! Ce fut le stuff, je devais avoir.